02/12/2010

Article 34, ou R.I.P.


   Cette fois c'est finis.
   
   Le plus grand groupe de rock français n'est plus. Ceux dont les riffs et l'énergie scénique n'avaient rien a envier aux Stooges ou RATM, dont les ballades et les textes auraient fais chialer Elliott Smith, et rendue Jim Morrison encore plus amoureux de la France, et dont le leader égalait Freddy Mercury, Iggy Pop ou Johnny Rotten sans problème ont décidé de se separer.

   Deux jours que j'ai les boules. Je réalise ce que ca devait être d'assister a la fin de Nirvana ou des Doors.

   Maintenant, j'me dis qu'il serait temps que je ferme ma gueule de petit pleurnichard et que je vous laisse tranquille. Mais je peux pas m'arrêter.
  
   Le Vent Nous Portera passe a fond sur mes enceintes, commençant très lentement a me faire bader, ca change, et débute alors Des Visage Des Figures, et la déprime m'envahit encore un peu plus alors que les violons de la fin envahissent l'espace de la pièce, m'acculant dans un coin et ça continue avec le version  Yann Tiersen d'A Ton Etoile.



   Les larmes montent alors que Cantat chante sur la reprise Des Armes de Léo Férré, reprise qu'il aurait probablement adoré.

   Mais juste que je suis sur le point de pleurer pour la première fois depuis des années, Ces Gens Là commence à résonner dans la pièce, et doucement, la mélancolie laisse place à quelque chose d'autre, quelque chose de nouveau, un sentiment, ou plutôt une énergie monte. Rah putain, la batterie mattraque l'air ambiant et débute l'ultra célébre l'Homme Pressé.

   Une explosion se produit dans ma cage thoracique à chaque pulsation du caisson de basse. L'envie de vomir et de gueuler au bord des lèvres quand commence enfin ce que j'attendais depuis le début.

   Tostaky

   Là, quelque chose se brise en moi, je comprend que jamais je ne verrai cette chanson en live. Je commence a taper partout, à casser tout ce que je trouve, mes livres passent par la fenêtre, mon bureau est renversé. Je m'acharne sur le sol a coup de batte de baseball. 



 L'apothéose vient avec la série de Soyons Désinvolte, je gueule tout ce que j'ai au fond de moi et saute partout avant de m'écrouler le souffle court, les phalanges en sang au milieu d'un putain de bordel.



   Bon après vous êtes pas obliger de faire pareil...

Henry Chinasky Jr.

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